Autre chose...

Bien sûr il y a la politique, la passion et l'intérêt que j'y porte mais il y a aussi autre chose, des émotions à partager, un cheminement personnel, des rencontres dont j'aimerais faire part. Pas sur Facebook, pas sur tweeter, Instagram ou You Tube. Juste cette page de fin de blog.
« Écrire c’est hurler en silence » Marguerite Duras
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  • 27/02/2019 : "Devant les coups du sort il n'y a pas trente choix possibles. Soit on lutte, on se démène et l'on fait comme la guêpe dans un verre de vin. Soit on s'abandonne à vivre." Sylvain Tesson
    L'attitude dépend sans doute des moments de vie, des opportunités qui se présentent, de la fréquence des coups du sort. 
  • 17/02/2019 : J'ai choisi un autre mode de vie, plus calme, parfois difficile à combiner avec les exigences de stress et de rapidité actuels. Calme et simplicité alors que mon esprit turbine tout le temps;-) Cette phrase de Léonard de Vinci m'inspire :  « La simplicité est la sophistication suprême» Ah la sophistication... Tout bon.
  • 15/02/2019 : "On devrait toujours être légèrement improbable" Oscar Wilde - C'est ainsi que je me sens la plus vraie. Qui l'eût cru qu'aujourd'hui j'aurais été improbablement vraie ? 
  • 15/01/2019 : Nos enfants sont matures plus tôt. Et nous sommes des parents qui vieillissons plus vite et prenons conscience tôt, et tout d'un coup, qu'il faut préparer l'après-parents. Comme les parents atteints d'une maladie incurable alors que paradoxalement nous ne sommes pas malades - quoique...  
  • 14/01/2019 :  "Quand un jour, tôt ou tard, il faut qu'on disparaisse,
    Quand on a plus ou moins vécu, souffert, aimé,
    Il ne reste de soi que les enfants qu'on laisse,
    Et le champ de l'effort où l'on aura semé.
    "
    Charles de Gaulle

  • 01/01/0219 : voilà une nouvelle année qui commence. Ma fille me demande hier pourquoi on fête la nouvelle année, qu'est-ce qui change d'un jour à l'autre. Rien ne change et en même temps, tout. C'est l'occasion de prendre le temps du bilan, de redéfinir ce qui est important pour soi, d'être lucide et de donner une nouvelle impulsion sur le tremplin de la vie. Envies contrastées pour moi et pourtant tellement claires.   
  • 16/10/2018 : Basculement décisif : dans un roman de vacances de Russo lu en 2017, mon attention avait été attirée par un mot, un concept grec que j'avais oublié : le kairos, "de l'instant crucial et de l'art de saisir ce moment". La capacité à ne pas laisser passer sa chance lorsqu'elle se présente, et qu'elle peut faire basculer la vie dans un sens ou dans l'autre. καιρὸν ἁρπάζειν Saisir l'opportunité. "C'est le temps de l'occasion opportune. Il qualifie un moment. Dans le langage courant, on parlerait de point de basculement décisif, avec une notion d'un avant et d'un après au sens de Jankélévitch. Le kairos est donc « l'instant T » de l'opportunité : avant est trop tôt, et après trop tard. In fine, l'expression « instant d'inflexion » semble convenir : « Maintenant est le bon moment pour agir. (…) Une notion immatérielle du temps mesurée non pas par la montre mais par le ressenti.
  • 25/09/2018 : petite maxime de Sébastien-Roch Nicolas Dit Nicolas de Chamfort, entendue à la radio et qui est d’actualité chez nous : 

    "En France, on laisse en repos ceux qui mettent le feu, et on persécute ceux qui sonnent le tocsin."

  • 15/09/2018 : Il est des chansons dont le rythme, la mélodie ou les paroles vous portent, vous donnent un coup d'adrénaline, vous aident. Je vais y mettre cette chanson de Clara Luciani vue aux Francos, et dans 3 mois au Bota. "Hé toi Qu'est-ce que tu regardes?T'as jamais vu une femme qui se bat Suis-moi Dans la ville blafarde Et je te montrerai Comme je mords, comme j'aboie".
  •            https://www.youtube.com/watch?v=85m-Qgo9_nE
    • 14/09/2018 : je poursuis dans les origines des mots et expressions avec "Schild en Vrienden"
      Je reprends les phrases du site Eupédia sur Bruges :  
      "En 1302, Philippe IV imposa une nouvelle taxe sur la Flandre, et pris même les deux fils du comte de Flandre, Guy de Dampierre, en hôtage. Cela causa grande agitation en Flandre, et le matin du 18 mai 1302, les citoyens de Bruges massacrèrent tous les Français de la ville, les identifiant à leur prononciation de l'expression flamande schild en vriend ("bouclier et ami"). Tous ceux qui ne purent la prononcer correctement fûrent tués. Le massacre est connu sous le nom de "Brugse Metten" ("Matins de Bruges"). 
      Philippe le Bel envoya furieusement 10,000 chevaliers armés jusqu'aux dents pour punir les Brugeois, mais ils furent mis en déroute par une milice improvisée d'hommes de guilde flamands près de Courtrai, à la Bataille des Eperons d'Or, le 11 juillet 1302."
    • 13/09/2018 :
      J'aime rechercher l'origine et la définition des mots. Aujourd'hui, "népotisme" m'inspire :
      "Népotisme :
      nom masculin - de l'italien nepotismo, de nipote, neveu, du latin nepos, -otis)Politique adoptée par certains papes et qui consistait à favoriser systématiquement leur famille.
      Abus de quelqu'un qui use de son autorité pour procurer des avantages aux gens de sa famille.
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      Le terme a été emprunté en 1653 à l'italien nepotismo, lui-même dérivé de nepote qui signifie « neveu », par référence au favoritisme accordé par un pape à l'un de ses neveux par la cession indue de titres ecclésiastiques ou de donations réservés au Vatican."
    • 19/08/2018 : Dans le Soir de ce week-end, je lis l'intéressante interview de Roméo Castellucci, metteur en scène de la Flûte enchantée à la Monnaie. Il explique qu'à 15 ans, il est tombé sur un livre d'histoire de l'art qui était sur la table de la cuisine chez lui. Ce livre a transformé sa vie. "À ce moment-là de ma vie, j'avais besoin de discipline, d'adresser la faim qu'on a à cet âge, ainsi qu'une sorte de nécessité de violences linguistiques. J'ai compris que l'art pouvait être une dimension qui donnerait un sens à cette violence. À l'adolescence, j'étais un hooligan. C'était important d'avoir des stimulants venant de n'importe quoi. À partir de la découverte de ce livre, j'ai compris que l'art était la clé pour donner une forme à la violence nécessaire pour sortir dans le monde, trouver une voix, une adhérence au corps, le mien est celui des autres. J'avais compris soudain qu'il fallait inventer un monde parallèle pour désarmer celui dans lequel j'étais né et que je n'avais pas choisi. Enfin, je pouvais choisir !"Depuis longtemps, je suis convaincue par l'apport de tels moments, lectures, découvertes; mais encore plus depuis les attentats de Paris et Bruxelles, je suis persuadée que l'art, la culture, ou le sport peuvent apporter une autre vie à beaucoup de jeunes sans repères. Cette "révélation"  vécue par Romeo Castellucci n'a été possible que parce qu'il y avait un livre sur la table de la cuisine, qu'il l'a lu et compris. Quand j'ai pris en charge les matières culturelles à Woluwe-Saint-Pierre, le fait d'ouvrir les lieux  culturels vers des jeunes, des familles qui ne les connaissent pas, m'a semblé essentiel, une voie à suivre. Comment auraient évolué ces jeunes assassins, poseurs de bombes, s'ils avaient été "cadrés" par l'apprentissage de l'histoire de l'art, de la musique, d'un sport, s'ils avaient pu apprendre à critiquer, à exprimer leur avis, et surtout à créer, de crier leur colère ou leur passions, à partir d'une discipline artistique. C'est pourquoi, j'ai travaillé vers une ouverture du centre culturel, vers la mise-en-place de moments de rencontres où l'on parle des moments culturels et des enjeux sociétaux.
    • 02/08/2018 :  "Nous sommes tous obligés, pour rendre la réalité supportable, d'entretenir en nous quelques petites folies." Marcel Proust.










  • 31/07/2018 - (extrait) Passer l'été à Bruxelles. Période étrange que "cet été à Bruxelles", dans la chaleur moite d'une grande ville moins stressante. Comme si l'on attendait la fin de quelque chose, une période entre deux mondes.  Entre deux mondes pour ma famille. (...) Pour moi aussi. Je prépare la fin de mon mandat scabinal et je ne sais pas encore précisément vers quoi je vais. J'ai mille envies et autant de projets en cours, faits de rencontres de plus en plus intéressantes. Un été passé comme si nous étions tous sur un quai à attendre, l'excitation du voyage à fleur de peau et la peur de l'inconnu au fond du ventre. Nous balançons, toi et moi, d'enthousiasme en désespoir, du rêve au tableau noir. Étrange été à Bruxelles. 
  • 07/07/2018 : je lis une interview d'Annie Cordy dans Le soir. Je passe de Durkheim à Annie Cordy. Etonnant ce que la lecture peut faire voyager... Elle me fait rire, cette dame. Célèbre mais les pieds sur terre. Anoblie mais plus attachée au comportement qu'au titre. Elle parle de sa mère qui ne savait ni lire, ni écrire ("Pas éduquée, mais du coeur et droit devant") et d'elle qui est devenue baronne. "Au fond, adjudant, gradé, pas gradé, prince ou inconnu, ce qui compte, c'est la manière dont on se comporte." Je ne peux qu'approuver. La dignité, la droiture, ce n'est pas dans les titres et certainement pas dans ceux de noblesse qu'on les forge, mais dans sa conduite personnelle au quotidien. 
  • 27/06/2018 : je continue mes réflexions actuelles sur les moments de tristesse, de doutesDurkheim écrit que «l’ombre est de la lumière refoulée». Derrière nos zones d'ombre, nos gouffres de souffrance, se trouve la lumière et qui nous sommes. Lumière parfois insoupçonnée aux yeux des autres mais aussi peut-être aux nôtres même.  Il faut cheminer pour trouver la lumière, la vérité. Je me demande ce que donnerait la phrase retournée "La lumière est de l'ombre éclairée". Vous montrez aux autres une face lumineuse mais au fond, c'est sombre. Moins optimisme. Cependant, on peut poursuivre la phrase retournée à l'infini. "Rose is a rose is a rose..." Le caillou dans lequel se voit un village... 
  • 25/06/2018 : « Ne pas vous effrayer quand une douleur se lève en vous » Je lis ces mots de Reiner Maria Rilke (Lettres à un jeune poète). "De grâce, demandez-vous si ces grandes tristesses n'ont pas traversé le profond de vous-même, si elles n’ont pas changé beaucoup de choses en vous, si quelque point de votre être ne s’y est pas profondément transformé. » J'ai vécu beaucoup de douleurs, de tristesses et comme le conseille Reiner Maria Rilke, j'aime à regarder les transformations qu'elles provoquent.  Ma force est qu'il est maintes et maintes petites choses qui font vibrer en moi la joie de vivre, à commencer par le lever du soleil.  
  • 22/06/2018 : ma grand-mère qui vivait à la maison et s'occupait au quotidien de ses 5 petits-enfants, répétait souvent en wallon, lorsque l'on faisait la moue devant un repas qu'elle avait préparé et que nous n'aimions pas trop : "si tu n' vou nin, djune" "Si tu ne veux pas, tu jeûneras". Cela m'est resté et je l'applique - je ne dirai pas dans quelles circonstances ;-) "Tu ne veux pas de moi ? Tu jeûneras !"
  • 21/06/2018 : je lis un article du Monde Campus intitulé 

    "Être mal vu, ou n’être personne : radioscopie d’une angoisse étudiante". Si c'est une angoisse pour les étudiants, ce l'est sans doute encore plus pour les hommes et femmes politiques : My name is nobody.

  • 20/06/2018 : "La lucidité est la blessure la plus proche du soleil." René Char,cité par Jeanne Siaud-Fachin. Quand la lucidité éclaire des relations, des positionnements au boulot, en politique, vous ne pouvez plus faire semblant de ne pas savoir, ne pas avoir compris. Et cela brûle les ailes, comme Icare. Il n'est pas toujours facile d'être lucide. Il faut savoir, tout en étant lucide, profiter de la lumière sans s'approcher trop près du soleil. Et ainsi je pense que l'on pourra dire cette extraordinaire phrase de Camus : "Il a la générosité de l'homme qui sait".
    Les citations guident souvent mes réflexions, mes pas. Cela doit venir de l'influence de ma mère qui était prof de latin et grec. Elle inscrivait des citations sur des papiers punaisés au mur un peu partout dans la maison. 
  • 18/09/2018 : Oserais-je le dire ? Je n’ai pas regardé le match. Soci(ét)alement incorrect. J'ai oublié... Mais j’ai réfléchi aux sujets du bac philo français : « Peut-on renoncer à la vérité ? » ou « Peut-on être insensible à l’art ? » ... et au foot ?
  • 14/06/2018 : je suis allée hier au vernissage d'une expo photo au Botanique, photos de Joseph Koudelka à l’occasion des cinquante ans de l’invasion de Prague par les chars soviétiques en 1968. La révolte, la colère, le besoin de liberté transparaissent de ces tirages noirs, de ce travail journalistique. J'ai été frappée par les regards de ces jeunes, marqués par la passion et l'audace. 50 ans après beaucoup ont oublié ou n'ont pas connu cette époque où l'URSS envahissait, bloquait, refermait un étau. Etonnant qu'aujourd'hui, la Russie est l'hôte d'une folie sportive où "des millionnaires courent après un ballon".
  • 11/06/2018 : "La durée de vie s'allonge mais la vie est courte pour ceux qui l'aiment. Il faut ralentir." Petite phrase qui me parle depuis quelques mois.
  • 10/06/2018 : visite de l'exposition consacrée aux Schtroumpfs. Drôle d'idée, me dira-t-on, d'aller dans ce style d'expo marketing mais cela faisait plaisir à une jeune fille qui restera éternellement haute comme trois pommes
  • 07/06/2018 : J'ai réalisé l'un de mes rêves : partir marcher dans le désert. Je m'y suis rendu compte que j'ai besoin de l'horizon, l'horizon qui fait résonner en moi ces mots écrits par EE Schmitt dans la Nuit de feu : 
       «–Y a-t-il un désert dans ton pays ?–Non.
    Choqué, Abayghur me dévisagea.
    –Vraiment ?
    Comme je secouais la tête en signe de confirmation, il soupira.
    –Alors comment fais-tu ?
    Je saisis sa question, elle signifiait : comment fais-tu pour réfléchir ? La vie intérieure se fortifie du vide extérieur. Là-bas, parviens-tu à te sentir libre ? La nature t'impressionne-t-elle par sa puissance ? La contemples-tu ? L'admires-tu ? À quel endroit vénères-tu sa pureté ? Trouves-tu ta place dans un univers exclusivement humain ? N'étouffes-tu pas parmi ces millions de gens et d'objets ? Ou te réfugies-tu lorsque tu veux te retirer te réjouir d'exister ?
    En réponse, je lui désignai le ciel…
    Il comprit et souri, tranquillisé : j'avais ma part de désert !
    "

    • 06/06/2018 : exposition "matière noire" au W:Halll. Observant le poids d'une couleur sur l'esprit et l'imagination, j'ai repris ce joli livre pour enfants "La couleur des émotions". "Le monstre des couleurs se sent tout barbouillé, aujourd'hui. Ses émotions sont sens dessus dessous ! Il ne comprend pas ce qui lui arrive. Réussira-t-il à mettre de l'ordre dans son coeur et à retrouver son équilibre ?" Cet album illustré par l'artiste Anna Llenas permet d'apprendre aux enfants à poser un regard extérieur sur leurs émotions, de les colorer. Utile quand se succèdent les tourments de l'âge adulte et les orages de la vie.
      Je me demande si les couleurs portées par les partis suscitent une émotion particulière...
    • 05/06/2018 : hier, quelqu'un a avancé une réflexion qui m'a interpellée : "le politique n'est-il pas l'exemple même de "l'impermanence"?" Impermanence...L'administration reste, stable, parfois figée, toujours là mais les responsables politiques sont marqués par le mouvement, le passage, "l'impermanence". Les responsables politiques sont par essence éphémères  mais rêvent d'éternité par leurs actions. Je cherche, je creuse, j'observe et lis cette phrase de Matthieu Ricard :
      "La vie est aussi éphémère qu'une goutte de rosée à la pointe d'un brin d'herbe. On ne peut arrêter la mort, de même qu'on ne peut empêcher les ombres de s'étirer au soleil couchant. Vous pouvez être extrêmement beau, vous ne séduirez pas la mort. Vous pouvez être très puissant, vous ne l'influencerez pas davantage. Même les richesses les plus fabuleuses ne vous achèteront pas quelques minutes de vie supplémentaires. La mort est aussi certaine pour vous que pour celui qui a le cœur transpercé d'un poignard."
      J'aime observer cette "impermanence", la provoquer. "Impermanence" et impertinence, dirais-je. L'expression me fait sourire. 
    • 04/06/2018 : demain, je commence.